M'DAME PIPI...

M'DAME PIPI...



M'DAME PIPI.




J'ai connu il y a longtemps une vieille dame
Son existence était parsemée de drâme,
Il faut avouer que la vie ne lui a pas souri,
Je me souvient, on l'appelait m'dame pipi.


Elle a vécu dans un local exigu
Où les murs étaient tristes et nus,
C'est à peine si on la remarquait
Pourtant bien des gens la croisaient.


Parfois certains lui adressaient la parole
Et elle, elle trouvait ca drôle,
Tandis que d'autres la dédaignaient
Lorque les toilettes elles les néttoyait.


Elle n'avait pas vraiment d'histoire,
Son monde était empli d'urinoir,
Pour beaucoup la vie était belle,
La sienne sentait l'eau de javel.


Son visage doux et rond était pâle
On pouvait parfois apperçevoir son mal
Qui la dévorait bien lentement,
Mais elle résistait avec force au temps.


C'est qu'elle se voulait très discrête
Voilà pourquoi on ne voyait pas sa silhouette
Et lorsqu'on la regardait, elle baissait le regard,
Par timidité elle piquait un fard.


Sous ces cheveux grisonnants
On devinait ses rides creusées par les ans,
Elle n'a jamais goûté au vrai bonheur,
Son regard gris fixait les heures.


Elle était bercée par le son des pièces
Que l'on déposait pendant qu'elle lisait sa gazette,
Dans cette fragile assiette blanche
Se trouvait toute son espérance.


Personne ne se souvient d'elle,
Aujourd'hui elle doit avoir des ailes,
C'était il y a tellement longtemps,
Moi je n'étais qu'un petit enfant.


Son local est maintenant déserté,
On a fermé cette gare à jamais,
Il reste une chaise couverte de poussière
Elle est un vestige de sa misère.


Moi je n'ai que de vagues souvenirs de cette dame
Qui parfois, de ses yeux, coulaient des larmes,
Il n'y a jamais eu personne pour la consoler,
Elle est partie un beau matin ensoleillé.


© Michel CIPOLAT...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 19:03

LE PARFUM DE LA MORT...

LE PARFUM DE LA MORT...



LE PARFUM DE LA MORT.




La mort a un parfum délicat et doux
Ces éffluves en sont envoûtantes,
Elle a le don de nous mener à l'abandon,
Dans nos papilles elle se fait caressante.


Son odeur se colle à la peau
Et ce depuis le jour de notre naissance,
Elle survivra, même dans un tombeau,
Elle nous suit tout le long de l'existence.


Pour certains elle sera perfide
Pour d'autres elle se montrera rassurante,
Elle peut être un rien acide
Où tout simplement alléchante.


C'ela dépendra de tout un chacun,
Elle est de nature à faire peur
Mais l'avenir sans pitié nous rend défunt,
Pour moi elle représente le bonheur.


Dans mon quotidien je la hûme,
Je n'en peux rien elle m'enivre,
Si je pouvais y tremper ma plume
Je pourrais sur bien des pages la décrire.


Malheureusement elle est trop volatile,
On ne peut que la respirer,
Parfois elle imprègne un textile
Et on fait tout pour s'en débarasser.


Moi je ne cesse de la rechercher,
J'en ferai une éternelle encre,
Elle sera pour toujours enfermée,
Je la transformerai en cendre.


Elle me suivra dans la tombe,
J'emporterai avec moi son secrêt,
Le poète s'exprimera d'oûtre-tombe
Où ses poèmes resteront muets.

Au parfum...



© Michel CIPOLAT...


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 18:28

LE PROGRAMME...

LE PROGRAMME...



LE PROGRAMME.




Le programme politique est enfin tombé
Et à nouveau nous serons trompés,
Notre monde en devient pauvreté,
Cette ronde n'est qu'une imbécilité.


Les écolos sont revenus en puissance
Nous en avons oubliés leur ingérence,
Ils ne pensent qu'à appauvrir nos existences
Mais eux, ils ont de quoi remplir leur panse.


Nous sommes les seuls à blâmer,
C'est nous qui avons bêtement vôtés,
A quoi bon sur notre sort se leurrer,
Nous sommes comme des moutons allignés.


Dans le quotidien il n'y a pas d'arbitrage,
On bat les records niveau chomage
Et qu'importe réèllement l'âge,
Nous, nous n'avons pas droit au dopage.


Le fond de nos poches est troué
Bientôt on nous fauchera comme le blé,
Nous sommes comparable au lait,
Nos larmes, dans un champ, nous pouvons les déverser.


Croyez-vous que dans vos dires nous aurons confiance ?
Dans vos nébuleux propos naît la méfiance,
Nous en perdons peu à peu l'espérance,
Elle est bien prometteuse notre errance.


L'Europe n'est qu'une vaste comédie
Que lui importe le creux de nos envies,
Elle ne se soucie guère de nos vies,
En son sein coule une pathétique perfidie.


Dans peu de temps viendra la fin d'année,
Qu' aurons nous vraiment pour cuisiner ?
Peut être que de bien bêtes oeufs pochés
Sauf si d'ici là ils sont surtaxés...


Notre gouvernement, lui fera bombance,
Il se goinfrera avec avec une certaine arrogance,
Après tout il représente la puissance,
Nous le peuple en devenons une nuissance.


Diminuer donc votre parc ministérièle,
Cela en devient un rien trop démentiel,
Pourquoi voyent-ils tout au pluriel ?
La Belgique se voile sous un sombre ciel.


Mais leurs portefeuilles sont en équilibres,
Aux mandats cumulés ils s'enivrent,
Riches et fertiles sont leurs fibres,
Nous, nous ne sommes plus libres.


Et je vous en prie, bênissez notre premier ministre
Qui sans scrupule nous mène vers un sinistre,
Regardez le bien, il a l'air tellement triste,
Il est sur la scène tel un bien mauvais artiste.



© Michel CIPOLAT...



# Posté le jeudi 15 octobre 2009 16:12

Modifié le samedi 17 octobre 2009 21:30

CITE DORTOIR...

CITE DORTOIR...


CITE DORTOIR.




Perdu dans une triste cité dortoir
Où on peut y respirer un profond désespoir
Et même si aux balcons brillent mille lumières,
C'est pour mieux y dissimuler bien des misères.


Car derrières toutes ces fenêtres
Bien des sourires cachent un mal être,
Il s'y déroule même parfois des drames,
On a peur de dévoiler le creux de son âme.


Chaque appartement à sa propre vie,
Tous se réfugient dans grands nombres d'envies,
C'est leur propre et simple histoire,
Ils recherchent désespérément un espoir.


Espoir d'un jour certes meilleur,
On y puisera un semblant de bonheur
Et naîtra un plaisir bien infini
Espérant que cette foutue galère soit finie.


C'est une vaste cité sociale
On y rencontre même des poètes asocial,
Ils zonent dans un vaste dortoir,
Ils s'expriment d'une encre noire.


Mais quelque part gronde une révolte,
On en a marre de ce gouvernement qui nous survolte,
Un jour éclatera un foudroyant orage
Et il goûtera à notre perfide rage.


Rage somme toute légitime,
Car nous n'avons commis aucuns crimes,
Ne sommes nous pas des êtres humains ?
Nous ne recherchons qu'une simple main.


Main tendue afin d'évoluer,
Nous aussi nous avons besoin d'exister,
On aimerait sortir de notre ghetto,
On en a marre de courber le dos.


© Michel CIPOLAT...

# Posté le dimanche 22 février 2009 14:26

Modifié le dimanche 22 février 2009 15:09

LA PORTE ENTROUVERTE...

LA PORTE ENTROUVERTE...


- Crédit photo : Nathalie CRISTOFANI -.


LA PORTE ENTROUVERTE.




Laisse cette porte entrouverte,
Laisse un courant d'air s'y infiltré,
Laisse cette porte entrouverte,
Laisse la lumière délicatement s'y glisser.


Ne perds jamais cette vieille clef,
Ne perds jamais ton âme d'enfant,
Ne perds jamais tes ailes de fée,
Ne perds jamais cette maîtrise du temps.


Garde à jamais cet amour dans tes yeux,
Garde cette passion que te dévore,
Garde ce coeur éternellement amoureux,
Garde en toi cet infime accord...


© Michel CIPOLAT...

# Posté le vendredi 20 février 2009 06:53

Modifié le dimanche 22 février 2009 18:36

LES VIEILLES CLEFS...

LES VIEILLES CLEFS...


- Crédit photo : Nathalie CRISTOFANI -.


LES VIEILLES CLEFS.




Clefs de bien des secrets
Dissimulées dans un vieux tiroir,
Leur écho c'est fait muet
Et c'est déposée la poussière sur leurs histoires.


Peu à peu la rouille les a rongée,
Elles sont couvertes d'étranges couleurs,
Disparaîtront elles un jour dans l'éternité
Où reprendront elles vie grâce à un voleur ?


Voleur qui laissera ressurgir le passé,
Renaîtront alors de bien vastes souvenirs,
Plus jamais elles ne seront oubliées,
Il est parfois bon de laisser tout revivre...


© Michel CIPOLAT...

# Posté le vendredi 20 février 2009 06:48

Modifié le dimanche 22 février 2009 14:31

LA TOILE GIVREE...

LA TOILE GIVREE...


- Crédit photo : Nathalie CHISTOFANI -.


LA TOILE GIVREE.




Toile fragile d'une araignée
Devenue par le froid fragilisée,
Elle est devenue son propre piège
bientôt elle disparaîtra sous la neige.


Le gel l'a à jamais emprisonné
L'empèchant de simplement vibrer,
Elle ne sera plus un plat d'argent
Pour cet insecte quelque peu insignifiant.


Et l'araignée tapie dans le noir
Attend que surgisse le profond du soir
Afin de rechercher sa pitance
Qui lui apportera l'existence...


© Michel CIPOLAT...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 20 février 2009 06:44

Modifié le vendredi 20 février 2009 06:57

PERDU ENTRE L'ETAT ET LA JUSTICE...

PERDU ENTRE L'ETAT ET LA JUSTICE...


PERDU ENTRE L'ETAT ET LA JUSTICE.




Notre état devient chaotique,
Même la justice ne gère plus rien,
Notre pays en devient pathétique
Et nous sommes gouvernés par des vauriens.


Peu à peu nous sombrons dans la misère,
Bientôt nous crèverons de faim,
En nos ventres s'éveille une guerre,
Allons tous devenir des assassins ?


La populace en devient folle,
On en perd lentement la raison,
La justice en est un peu trop molle,
Notre Belgique finira elle à l'abandon ?


Bientôt il n'y aura plus de place dans les prisons,
On les remplira de nos politicien
Et eux en seront tout simplement marron,
Nous leurs devons notre dur quotidien.


Notre situation n'est pas plus enviable
Que celle rencontrée au tiers monde,
Ici se produisent des faits inimaginables,
Regardez donc simplement Termonde.


Nous évoluons parmi des crapules,
Allons nous donc devenir comme eux
Et chasser au loin tous nos scrupules ?
Mais il est grand temps d'ouvrir les yeux.


César à un jour dit dans le passé
Que nous les Belges étions les plus braves,
Mais elle est si lointaine cette réalité,
A présent nous savourons notre naufrage.


Que laisserons nous dans le futur à nos enfants ?
La se trouve la seule et unique question,
C'est aujourd'hui qu'il nous faut penser à demain,
Il y a un temps pour tout et tout a un temps,
A nous de réagir afin de trouver une solution.


A notre pays qui dérive...


© Michel CIPOLAT...

# Posté le samedi 24 janvier 2009 17:01

Modifié le samedi 24 janvier 2009 17:27

L'INSPIRATION DES POETES...

L'INSPIRATION DES POETES...


L'INSPIRATION DES POETES.




Les poètes sont souvent comme des orages
Qui au travers leurs écrits déversent leurs rages,
Ils aiment jouer et jongler avec les mots
Sans jamais courber dans leurs propos le dos.


Ils se montrent audacieux et provocateurs,
Parfois même ils se veulent prédicateurs,
Ils se révoltent aux travers leurs vers
Où simplement laissent transparaître leur mal être.


Toujours entiers et un rien trop direct,
Parfois ils se perdent dans un profond irrespect,
Leur âme est sans cesse révoltée
Face au monde et sa triste et pathétique réalité.


Tantôt anarchistes, tantôt révolutionnaires,
Au grand jamais on ne pourra les faire taire,
Car les poètes sont et seront toujours d'éternels rebelles,
Ils puisent leur inspiration dans de vastes poubelles.


Poubelles emplies par notre société,
Débordantes de saloperies et d'insanités,
Ils y puisent sans vergogne leurs proses
Et sous leur plume dégoulinante d'encre, ils osent.


Ils osent s'exprimer sans honte et sans détour,
De leurs écrits ils aiment jouer bien des tours
Après tout pour eux c'est tout naturel
C'est la leur unique raison que de tout retranscrire au pluriel.


© Michel CIPOLAT...

# Posté le samedi 24 janvier 2009 10:51

Modifié le samedi 24 janvier 2009 13:58

TOI TU ME DIS...

TOI TU ME DIS...


TOI TU ME DIS.




Toi tu me dis que la vie est belle,
Que ces journées sont ensoleillées
Et parfumées de mille senteurs.


Moi je te dis que la vie est une poubelle
Où j'y vomis à longueur de journée
Et que j'y respire un morbide malheur.


Toi tu me dis que la vie peut être un rêve
En regardant son éternelle beauté
D'où surgissent tant de magnifiques lueurs.


Moi je te dis que dans cette vie j'y crève
Et que la mort sournoise veille
Afin de m'attirer dans ces profondeurs.


Toi tu me dis que la vie est amour
Et que chaque jour y est béni,
Que tout est baigné d'une prenante douceur.


Moi je te dis que la vie est une galère
Où je m'y débat depuis trop longtemps,
Plus rien n'est beau dans ce monde de malheur.


A la vie, à ma vie...


© Michel CIPOLAT...

# Posté le samedi 24 janvier 2009 10:01

Modifié le samedi 24 janvier 2009 10:12